mardi, 01 septembre 2009

Il y a des jours, mon Dieu

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Il y a des jours, mon Dieu,
Est-ce que tu ne trouves pas
Que je te casse un peu les oreilles,
Avec mes litanies, mes demandes,
mes supplications ?

Je suis toujours là a quémander,
Comme un enfant gâté,
un peu plus de grâce,
un peu plus de vertu,
un peu plus de sainteté,
un peu plus de soleil,
un peu plus de pluie,
un peu plus d’argent,
un peu plus de visites…

Aujourd’hui mon Dieu,
je veux te parler autrement,
je veux te dire merci.

Merci a toi, Dieu, d’être là, si proche, si attentif.

Merci a toi, Dieu, de m’aimer tel que je suis.

Merci a toi, Dieu, d’aimer jusqu’à en mourir.

Merci a toi, Dieu, d’être Dieu.

 
Jean Debruynne
___________
photo personnelle à ne pas utiliser sur un autre blog sans autorisation
 

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mercredi, 15 juillet 2009

La paix est un travail

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La paix aurait pu être une fleur sauvage
de ces fleurs des champs
que nul ne sème ni ne moissonne.


La paix aurait pu être
une de ces fleurs des prés
que l'on trouve toute faite un beau matin
au bord du chemin, au pied d'un arbre
ou au détour d'un ruisseau.


Il aurait suffit de ramasser la paix
comme on ramasse les champignons
ou comme on cueille la bruyère
ou la grande marguerite.

Au contraire la paix est un travail
c'est une tâche.


Il faut faire la paix
comme on fait le blé.


Il faut faire la paix
comme il faut des années
pour faire une rose
et des siècles pour faire une vigne.


La paix n'existe pas à l'état sauvage :
il n'y a de paix qu'à visage humain.

Jean Debruyne

04:19 Publié dans Jean Debruyne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : prière, foi | |  Facebook

jeudi, 11 juin 2009

Au nom du Père....

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Au nom du Père,
la main sur le front.
Je voudrais écrire Dieu sur tous mes rêves.
Je voudrais marquer Dieu sur toutes mes idées.
Je voudrais que la main de Dieu soit sur toutes mes pensées.

Au nom du Fils,
la main sur le coeur.
Je voudrais dire Dieu,
Je voudrais chanter Dieu avec tous les mots de mon amour.
Je voudrais planter Dieu dans tous les jardins de ma tendresse.

Au nom du Saint-Esprit,
la main qui fait la traversée et le voyage
depuis une épaule jusqu'à l'autre épaule.
Je voudrais écrire Dieu sur tout moi-même.
Je voudrais m'habiller de Dieu de haut en bas et d'une épaule à l'autre.

Je voudrais que le grand vent de l'Esprit souffle
d'une épaule à l'autre,
d'un bout du monde à l'autre
jusqu'aux extrémités de la terre

Jean Debruynne

06:32 Publié dans Jean Debruyne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook

samedi, 18 avril 2009

Bâtissez la maison de l'Amour

Bâtissez la maison de l'Amour

Qui séparera votre amour
de l'Amour du Christ ?
La morsure du temps ? L'éloignement ?
L'usure de l'habitude ? La calomnie ?
Le mensonge ? La jalousie ?
Vos échecs, vos faiblesses,
le poids de vos péchés ?
Les épreuves ? La souffrance ?
La maladie ? La mort ?

Non, car en tout cela vous sortirez vainqueurs
par la force de l'amour du Christ Sauveur.
Bâtissez la maison de votre amour,
pierre par pierre, sur le Roc du Christ.

Ne laissez pas se desceller une seule de ces pierres,
car la plus petite lézarde est un risque de ruines.

Bâtissez cette maison de l'amour
où habite la confiance qui ferme ses volets
aux mauvais vents de la nuit et
ouvre sa porte à tous ceux qui ont besoin
de réchauffer leur cœur
à la vive flamme de votre bonheur.

Tissez le manteau de votre amour
avec les mailles de la fidélité,
du pardon et de la patience,
avec les mailles de la vérité,
de la joie et de la souffrance.

Ne laissez pas filer la plus petite maille
qui pourrait provoquer une irrémédiable déchirure.

Vous connaîtrez des heures de luttes redoutables,
assaillis par des vents de tempête insaisissables.

Vous sentirez la maison de votre amour vaciller
et mesurerez la fragilité
et la grandeur de votre liberté.
Mais si vous savez jeter
vers le ciel l'ancre de la prière
pour dépasser ces épreuves inévitables,
alors le mot amour prendra pour vous
sa véritable signification
et rien ne pourra  plus séparer votre amour
de l’amour du christ pour l’éternité (Rm 8, 35)

Jean Debruyne

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samedi, 14 mars 2009

L'Espérance

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L'Espérance ne viendra jamais qu'aux yeux brûlés,
aux yeux perdus.

L'Espérance ne viendra jamais qu'à ceux qui ne l'attendaient plus.

Elle viendra le lendemain
quand les fleurs seront fanées
quand les guirlandes en papier seront défraîchies
quand les décors seront démontés.

Elle ne viendra que le lendemain
quand les costumes seront au placard,
les maquillages démasqués,
quand le rimmel aura coulé
et quand la scène sera vide.

Elle viendra pieds nus
à tâtons
comme un boiteux qu se met à danser
comme un aveugle qui se prend à voir
comme un sourd qui, d'un seul coup, entend

L'Espérance viendra
comme un matin frileux
comme un soleil encore dans son nuage.

Elle entrera
non par la grande entrée des artistes
mais par le petit escalier des machinistes.

Elle portera son vêtement des commencements
et ses yeux de poème
ses deux mains de tous les jours
ses pleines mains de la réalité.

L'Espérance ne nous apportera pas ce que nous espérions
mais ce que nous n'espérions plus.

Elle viendra comme une étincelle
un enfant prodigue
au moment que j'attendais le moins.
Sa bouche ne sera qu'une parole
grande ouverte
comme le tombeau d'un ressuscité.



Jean Debruynne

 

06:18 Publié dans Jean Debruyne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : prière | |  Facebook

vendredi, 13 mars 2009

battons-nous

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Je vois bien, dit Dieu, que, pour vous,
La vie n'est pas facile à vivre tous les jours.
 
Je vois bien aussi
Que dans votre société de consommation,
Ce n'est pas facile de vieillir !
Mais, vous savez, ce n'est pas non plus facile
D'être jeune aujourd'hui !
 
D'ailleurs, ce n'est pas la facilité qui est essentielle,
L'essentiel, c'est d'aimer.
Et vous savez bien
Que l'amour n'est jamais facile.
 
Je vois bien vos ennuis de santé,
Vos soucis de famille, vos problèmes de fin de mois
Et vos inquiétudes concernant l'avenir...
Rien de ce qui vous arrive ne me laisse indifférent !
 
Je vois bien toutes vos souffrances,
Mais, je vous en supplie,
Arrêtez de penser que c'est moi qui vous les envoie !
Mon cadeau à moi, c'est la vie !
 
Ce que j'aime, dit Dieu, c'est ce qui fait du bien,
Ce n'est pas ce qui fait du mal !
 
Je vois bien que beaucoup d'entre vous
Prennent sur eux avec beaucoup de courage
Pour m'offrir leurs souffrances
En croyant me faire plaisir.
 
Quand vous m'offrez votre souffrance,
Je la reçois, non pas comme un cadeau que vous me faites,
Mais comme le fond d'une détresse
Où vous m'appelez au secours.
 
Vous savez, dit Dieu, moi non plus,
Je n'aime pas la souffrance,
Elle m'a trop fait souffrir en faisant souffrir mon Fils !
 
Je vous en prie, dit Dieu,
N'allez pas imaginer que je puisse y trouver un plaisir !
S'il vous plaît, ne me laissez pas seulement
Le choix entre n'être qu'un Dieu cruel qui fait souffrir
Ou n'être qu'un Dieu impuissant
Qui est incapable d'empêcher la souffrance !
Je vous en supplie,
Ne transformez pas le Ciel en musée de la souffrance.
 
Vos souffrances me font souffrir,
Justement parce qu'elles vous font souffrir.
Avant même que votre souffrance
Vous ait déchiré le cœur,
Elle m'a déjà blessé dans ma tendresse de Père.
 
Je suis malade de votre mal avant même
Que vous le ressentiez !
 
Je n'aime pas plus les sacrifices de la souffrance
Que je n'aime les sacrifices des taureaux,
Des béliers et des agneaux gras
Qu'on m'offrait autrefois dans le Temple.
 
La seule offrande que j'aime, dit Dieu,
C'est celle du cœur.
Le sacrifice qui me plaît, c'est la justice et la vérité.
L'offrande que je guette, c'est celle de votre amour.
Ce n'est pas votre souffrance que j'aime,
C'est votre tendresse.
 
Si je vous ai envoyé mon Fils,
Ce n'est pas pour vous faire souffrir,
Mais pour vous guérir de la souffrance.
 
Ne m'offrez plus votre souffrance,
Offrez-moi plutôt le courage et la dignité
Avec lesquels vous vous battez contre la souffrance
Et surtout n'attendez pas de souffrir
Pour commencer à vous battre contre la souffrance !

   

Jean Debruynne

  

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