dimanche, 17 août 2008

Esprit Saint

Esprit Saint,
Qui habites chaque
être humain,
tu viens déposer en nous
ces réalités d'Evangile
si essentielles :
la bonté du coeur
et le pardon.
Aimer et
l'exprimer par notre vie,
aimer avec la bonté du coeur
et pardonner :
là tu nous donnes de trouver
une des sources de la paix
et de la joie.

samedi, 17 mai 2008

Toi, qui.....

   On pense ne pas savoir prier.
C'est dans le fond sans importance,
car Dieu entend nos soupirs,
connaît nos silences.
Le silence est le tout de la prière
et Dieu nous parle dans un souffle de silence,
il nous atteint dans cette part de solitude intérieure
qu'aucun être humain ne peut combler.

 


 

Toi qui ; sans regarder en arrière,
veux suivre le Christ,
dans l’instant même,
et encore dans l’instant,
 tourne-toi vers Dieu
et fais confiance à l’Evangile.
Là tu puises aux sources de la jubilation.

Tu penses ne pas savoir prier.
Partout le Christ Ressuscité est là,
il t’aime avant que tu ne l’aimes.
Par « son Esprit qui habite
en nos cœurs »
 il intercède en toi
plus que tu ne le supposes.

Même sans le reconnaître,
sache l’attendre avec ou sans paroles,
dans de longs silences
où rien ne semble se passer.
Là se dissolvent ces  obsédants découragements
et surgissent les élans créateurs.
Rien ne se construit en toi
sans cette aventure :
le retrouver dans le seul à seul,
ce que personne ne peut vivre pour toi.

Quand tu comprends peu ce qu’il veut de toi,
dis-le-Lui.
En plein milieu des activités quotidiennes,
dans l’instant, dis-Lui tout,
même l’insupportable.

Ne te compare pas aux autres,
et à ce dont ils sont capables.
Pourquoi t’épuiser dans le regret de tes impossibilités ?
Aurais-tu oublié Dieu ?
Tourne-toi vers Lui. Quoi qu’il arrive,
ose de continuels recommencements.

Si tu en venais à t’accuser
de tout ce qui t’habite, tes jours
et tes nuits ne suffiraient pas
. Il y a mieux à vivre :
dans l’instant, célèbre avec Dieu le pardon,
malgré les résistances
à se croire pardonné,
et par Dieu et par les autres.

Quand surgissent l’épreuve intérieure
ou les incompréhensions
du dehors, rappelle-toi que,
dans la même blessure où s’engouffrent
les affres d’inquiétude,
là aussi s’élaborent les énergies
pour aimer.

Si tu chemines dans le brouillard, l’attendre,
Lui le Christ,
c’est Lui laisser le temps de mettre
chaque chose à sa place…
Au désert de ton cœur
jaillira une source d’allégresse.
Non pas l’euphorie,
Non pas n’importe quelle joie,
mais cette jubilation qui vient droit
des sources d’éternité.

Frère Roger de Taizé

 

Prier, c'est exposer à Dieu nos peines, nos besoins, et aussi lui dire merci. C'est avoir l'assurance qu'il écoute et qu'il répondra selon sa parfaite connaissance de ce qui est bon pour ceux qui s'adressent à lui. S'il nous parle par sa Parole, la Bible, il veut que nous aussi nous lui parlions par la prière. Dieu est amour et le fait qu'il nous écoute en est une preuve.

Le Seigneur Jésus est le grand intermédiaire par qui le chrétien peut adresser ses prières à Dieu. En même temps, il encourage aussi les siens à s'adresser à celui-ci directement, en leur rappelant : "Le Père lui-même vous aime" (Jean 16, 27).

vendredi, 09 mai 2008

Je ne t'abandonnerai jamais...

Jésus le Christ,
en nous s’élève comme une voix intérieure
et cette voix, c’est déjà notre prière.


Si nos lèvres gardent le silence,
notre cœur, lui, t’écoute et aussi te parle.


Et Toi, le Ressuscité, tu dis à chacun :


abandonne-toi tout simplement
à la vie de mon Esprit en toi,
ton peu de foi y suffit,
jamais je ne t’abandonnerai,
jamais.

__________________________

Frère Roger de Taizé.

mercredi, 12 mars 2008

Jésus , notre Paix....

  
Jésus, notre Paix....

 

Jésus, lumière de nos cœurs, depuis ta résurrection, toujours tu viens à nous. Où que nous en soyons, toujours tu nous attends. Et tu nous dis : "Venez à moi, vous qui peinez sous le fardeau, vous trouverez l'apaisement" (Mt 11, 28).

Jésus-Christ, quand nous pensons être seuls, tu es là. S'il y a en nous comme un doute, tu ne nous en aimes pas moins. Nous voudrions oser prendre des risques à cause de toi, le Christ. Et nous écoutons ta parole : "Qui donne sa vie par amour pour moi la retrouvera."

Toi le Christ, tu es uni à tout être humain, sans exception. Plus encore, ressuscité, tu viens guérir la blessure secrète de l'âme. Et s'ouvrent, pour chacun, les portes d'une infinie bonté du cœur. Par un tel amour, nos vies changent peu à peu.

Dieu vivant, tu enfouis notre passé dans le cœur du Christ et, de notre futur, tu vas prendre soin.

Jésus-Christ, quand des multitudes d'enfants et de jeunes, marqués par des abandons humains, sont comme des étrangers sur la terre, certains se demandent :"Ma vie a-t-elle encore un sens ?" Et toi tu nous l'assures: chaque fois que vous allégez la peine d'un innocent, c'est à moi, le Christ, que vous le faites.

Jésus, notre paix, si nos lèvres gardent le silence, notre cœur t'écoute et aussi te parle. Et toi, tu dis à chacun :"Abandonne-toi tout simplement à la vie de l'Esprit Saint, ton peu de foi suffit."

Jésus, notre paix, tu ne nous abandonnes jamais. Et toujours, l'Esprit Saint nous ouvre une voie, celle de nous jeter en Dieu comme dans un abîme. Et survient l'étonnement: cet abîme n'est pas un gouffre de ténèbres, mais c'est Dieu, abîme de compassion et d'innocence.

Jésus, deviens notre paix. Jamais tu ne veux pour nous les secousses d'une désolation spirituelle. Quand nous comprenons que tout se joue dans la confiance en ton amour, nous écoutons ton appel : "Par l'Esprit Saint, fais-toi un cœur résolu à tout accueillir dans la clarté de la louange."

Souffle de l'amour de Dieu, Esprit Saint, au fond de notre âme, tu déposes la foi. Elle est comme un élan de confiance mille fois repris au cours de notre vie. Elle ne peut être qu'une confiance toute simple, si simple que tous peuvent l'accueillir.

Prière de Frère Roger 

mardi, 04 mars 2008

Ne t'inquiète pas....

Jésus le Christ,
nous cherchons ton regard,
il vient dissiper la peine de nos coeurs.

 
Et tu nous dit :

"Ne t'inquiète pas ;
même invisible,
je suis toujours avec toi."

(Frère Roger)

vendredi, 14 décembre 2007

Dieu de miséricorde

 

Dieu de miséricorde,

donne-nous
de nous abandonner

 
en Toi

dans le silence
et dans l'amour.

 

Une telle confiance n’est pas habituelle
à notre condition humaine.

Mais tu ouvres en nous le chemin
qui conduit vers la clarté d’une espérance.
Frère Roger de Taizé

lundi, 24 septembre 2007

T'attendre...

T'attendre...

 


Toi, le Dieu Vivant,
quand malgré la repentance
notre coeur en vient à nous condamner,

Tu es là,
tellement plus grand que notre coeur,
et Tu ne veux jamais la souffrance humaine.


Ta présence, ô Dieu,
c'est ta confiance déposée en nous,
c'est aussi le pardon.


Tu oublies ce qui est en arrière de nous
pour que nous nous tournions
vers un devenir:
être créateurs avec toi,
T'attendre, de jour et de nuit,
c'est laisser s'élargir notre coeur
au point que, plus l'existence se charge d'années,
plus le coeur voudrait brûler
dans un même amour,

le nôtre et le tien.

 

 

mardi, 11 septembre 2007

Là est ta source...

 

La paix du coeur

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Tu t'interroges :

mais où est la source à laquelle puiser un tel élan ?

Elle est dans la mystérieuse présence d'un amour.

Le plus important pour toi est de découvrir que Dieu t'aime.


Là est la source.

Et ton amour est présence et pardon.

Il t'aime, même si tu penses ne pas l'aimer.

 

Et viendra un jour où tu lui diras :

je t'aime, peut-être pas comme je voudrais, mais je t'aime...

Chante mon âme :

 

je suis au Christ, je suis du Christ.

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Frère ROGER
(Extrait de la Lettre de Russie - Taizé, 1989)