jeudi, 07 août 2008
Laisse toi aimer !
Elisabeth de la Trinité,
l'aventure avec le
"DIEU TOUT AMOUR "

Elisabeth ne cherche pas Dieu
seulement dans le ciel de son âme.
Pour elle, tout parle de Lui !
" Lui en tout, partout et toujours ! " (L 111)

Quand vous lirez ces lignes, votre petite Louange de gloire ne chantera plus sur la terre, mais elle habitera l'immense Foyer d'amour ; vous pourrez donc la croire et l'écouter comme étant « le porte-voix » du bon Dieu. Mère chérie, j'aurais voulu vous dire tout ce que vous avez été pour moi. Mais l'heure est si grave, si solennelle... je ne veux point m'attarder à vous dire des choses que je croirais diminuer en voulant vous les exprimer avec des mots. Ce que vient faire votre enfant, c'est vous révéler ce qu'elle sent, ou pour dire plus vrai : ce que son Dieu, aux heures de recueillement profond, de contact unifiant, lui a fait comprendre.
2. « Vous êtes étrangement aimée », aimée de cet amour de préférence que le Maître ici-bas eut pour quelques-uns et qui les emporta si loin. Il ne vous dit pas comme à Pierre : « M'aimes-tu plus que ceux-ci ? » Mère, écoutez ce qu'Il vous dit : « Laisse -toi aimer plus que ceux-ci ! c'est-à-dire sans craindre qu'aucun obstacle n'y soit obstacle, car je suis libre d'épancher mon amour en qui il me plaît ! " Laisse-toi aimer plus que ceux-ci ", c'est ta vocation, c'est en y étant fidèle que tu me rendras heureux, car tu magnifieras la puissance de mon amour. Cet amour saura refaire ce que tu aurais défait : " Laisse-toi aimer plus que ceux-ci ". »
3. Mère tant aimée, si vous saviez avec quelle certitude je comprends le plan de Dieu sur votre âme ; c'est comme dans une immense lumière qu'il m'apparaît et je comprends aussi que là-Haut je vais remplir à mon tour un sacerdoce sur votre âme. C'est l'Amour qui m'associe à son oeuvre en vous : oh, Mère, qu'elle est grande, adorable de la part de Dieu ! qu'elle est simple pour vous, et c'est justement ce qui la rend si lumineuse ! Mère, laissez-vous aimer plus que les autres, cela explique tout et empêche l'âme de s'étonner...
4. Si vous le lui permettez, votre petite hostie passera son Ciel au fond de votre âme : elle vous gardera en société avec l'Amour, croyant à l'Amour ; ce sera le signe de son habitation en vous. Oh, dans quelle intimité nous allons vivre. Mère chérie, que votre vie se déroule aussi dans les Cieux, là où je chanterai en votre nom le Sanctus éternel : je ne ferai rien sans vous devant le trône de Dieu ; vous savez bien que je porte votre empreinte et que quelque chose de vous-même a paru avec votre enfant devant la Face de Dieu. Je vous demande aussi de ne rien faire sans moi, vous me l'avez permis. Je viendrai vivre en vous, cette fois je serai votre petite Mère : je vous instruirai, afin que ma vision vous profite, que vous y participiez et que, vous aussi, vous viviez de la vie des bienheureux !
5. Mère vénérée, Mère consacrée pour moi dès l'éternité, en partant je vous lègue cette vocation qui fut mienne au sein de l'Église militante et que je remplirai désormais incessamment en l'Église triomphante : « Louange de gloire de la Sainte Trinité ». Mère, « laissez-vous aimer plus que ceux-ci » : c'est comme cela que votre Maître veut que vous soyez louange de gloire ! Il se réjouit d'édifier en vous par son amour et pour sa gloire, et c'est Lui seul qui veut opérer, quand même vous n'auriez rien fait pour attirer cette grâce sinon ce que fait la créature : oeuvres de péchés et de misères... Il vous aime ainsi, Il vous aime " plus que ceux-ci ", Il fera tout en vous, Il ira jusqu'au bout : car quand une âme est aimée par Lui à ce point, sous cette forme, aimée d'un amour immuable et créateur, d'un amour libre qui transforme comme il Lui plaît, oh ! que cette âme va loin !
6. Mère, la fidélité que le Maître vous demande, c'est de vous tenir en société avec l'Amour, c'est de vous écouler, de vous enraciner en cet Amour qui veut marquer votre âme du sceau de sa puissance, de sa grandeur. Vous ne serez jamais banale, si vous êtes éveillée en l'amour ! Mais aux heures où vous ne sentirez que l'écrasement, la lassitude, vous Lui plairez encore si vous êtes fidèle à croire qu'Il opère encore, qu'Il vous aime quand même, et plus même : parce que son amour est libre et que c'est ainsi qu'Il veut se magnifier en vous ; et vous vous laisserez aimer « plus que ceux-ci ». C'est, je crois, ce que cela veut dire... Vivez au fond de votre âme ! Mon Maître me fait lumineusement comprendre que là Il veut créer des choses adorables : vous êtes appelée à rendre hommage à la Simplicité de l'Être divin et à magnifier la puissance de son Amour. Croyez son « porte-voix » et lisez ces lignes comme venant de Lui. +
(Elisabeth illustre maintenant ses convictions avec une longue citation de sainte Angèle de Foligno. Ce sont tous des mots adressés par Jésus ou par l'Esprit Saint à sainte Angèle.)
7. « Oh ! je t'aime, je t'aime plus qu'aucune autre personne qui soit en cette vallée !...
C'est « moi » qui viens, et je t'apporte la joie inconnue... je vais entrer au fond de toi.
O mon épouse ! Je me suis posé et reposé en toi ; maintenant possède-toi et repose-toi en moi !...
Aime-moi ! toute ta vie me plaira, pourvu que tu m'aimes !... Je ferai en toi de grandes choses, je serai connu en toi, glorifié, clarifié en toi !... »
Élisabeth de la Trinité, Œuvres complètes,
édition critique réalisée par le Père Conrad De Meester, carme,
Édition du Cerf
05:41 Publié dans Elisabeth de la Trinité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 03 juin 2007
O mon Dieu, Trinité que j'adore

aidez-moi à m'oublier entièrement
pour m'établir en vous,
immobile et paisible
comme si déjà mon âme était dans l'éternité.
Que rien ne puisse troubler ma paix,
ni me faire sortir de vous,
ô mon Immuable,
mais que chaque minute m'emporte plus loin
dans la profondeur de votre Mystère.
Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel,
votre demeure aimée
et le lieu de votre repos.
Que je ne Vous y laisse jamais seul,
mais que je sois là tout entière,
tout éveillée en ma foi, toute adorante,
toute livrée à votre Action créatrice.
O mon Christ aimé, crucifié par amour,
je voudrais être une épouse
pour votre coeur,
je voudrais vous couvrir de gloire,
je voudrais vous aimer ... jusqu'à en mourir!
Mais je sens mon impuissance
et je vous demande de me
''revêtir de Vous-même'',
de m'envahir, de vous substituer à moi,
afin que ma vie ne soit
qu'un rayonnement de votre Vie.
Venez en moi comme Adorateur,
comme Réparateur et comme Sauveur.
O Verbe éternel, Parole de mon Dieu,
je veux passer ma vie à vous écouter,
je veux me faire toute enseignable
afin d'apprendre tout de vous.
Puis à travers toutes les nuits,
tous les vides, toutes les impuissances,
je veux vous fixer toujours
et demeurer sous votre grande lumière.
O mon Astre aimé, fascinez-moi
pour que je ne puisse plus sortir
de votre rayonnement.
O feu consument, Esprit d'amour,
''survenez en moi'',
afin qu'il se fasse en mon âme
comme une incarnation du Verbe :
que je Lui sois une humanité de surcroît
en laquelle Il renouvelle tout son Mystère.
Et vous, ô Père, penchez-vous
vers votre pauvre petite créature,
''couvrez-la de votre ombre'',
ne voyez en elle que le ''Bien-Aimé en lequel
vous avez mis toutes vos complaisances''.
O mes Trois, mon Tout, ma Béatitude,
Solitude infinie, Immensité où je me perds,
je me livre à vous comme une proie.
Ensevelissez-Vous en moi
pour que je m'ensevelisse en Vous,
en attendant d'aller
contempler en votre lumière
l'abîme de vos grandeurs.
Elisabeth de la Trinité

18:08 Publié dans Elisabeth de la Trinité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : foi, prières








