dimanche, 12 avril 2009

Le Christ est ressuscité des morts

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Le Christ est ressuscité des morts,
par la mort il a vaincu la mort,
à ceux qui sont dans les tombeaux
Il a donné la vie !

Réjouissons-nous en ce jour de la Résurrection
car le Christ, hier accablé de moqueries,
couronné d'épines, pendu au bois,
aujourd'hui se relève du tombeau.

Réjouissons-nous car le Christ baigne de sa clarté
ceux que les ténèbres de l'enfer retiennent captifs.

Réjouissons-nous en ce printemps de la vie,
car une espérance jaillit parmi les victimes
des guerres, des tremblements de terre,
parmi les affligés du corps et de l'âme .

Réjouissons-nous,
car par la croix toute tristesse est abolie,
et la joie inonde le monde.

Réjouissons-nous,
car le Seigneur est descendu au plus profond de la terre,
est descendu au plus profond du coeur des hommes,
où se tapit l'angoisse ;
Il les a visités, Il les a illuminés,
et tourments, angoisse, enfer sont anéantis,
engloutis dans l'abîme d'amour
ouvert au flanc percé du Seigneur.

Réjouissons-nous,
car il est ressuscité le Christ,
la joie éternelle.

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Père Michel Evdokimov

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samedi, 11 avril 2009

Ô Dieu d’amour

« Que l’Esprit Saint fasse de nous une éternelle offrande.. »

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Ô Dieu d’amour,
qui as proclamé devant nous,
pendant toute cette semaine,
l’immensité de ta miséricorde,
veuille agréer l’humble expression de notre imparfaite reconnaissance.

Tu as eu pitié de nous,
et tu nous as envoyé ton Fils unique,
qui nous as aimé jusqu’à donner sa vie pour nous ! :
nous t’en bénissons,
et nous t’en bénirons jusqu’à la fin de notre vie.

Mais, Seigneur,
viens en aide à notre grande faiblesse.
Accorde-nous, au milieu des préoccupations
qui nous absorbent et des passions qui nous assaillent,
de mieux discerner la voix
de notre tendre et compatissant Sauveur.

Donne-nous d’entrer joyeusement
par la porte bénie que sa mort nous as ouverte,
et de le suivre dans cette voie d’humilité et d’amour,
d’obéissance et de sacrifice,
où il a marché lui-même.

 

Et que la vue de ton sépulcre,
ô Jésus, nous émeuve et nous instruise.
C’est pour nous, que toi, la lumière du monde,
tu as consenti à passer par les ténèbres de la tombe.
Quand il nous semblera que la méchanceté du monde
est sur le point d’anéantir ton Evangile,
et que l’incrédulité va remplacer pour toujours la foi ici-bas,
rappelle-nous que ce triomphe n’est jamais que momentané,
et que c’est à toi qu’appartient la victoire définitive.
 Et, quand nous nous sentirons à notre tour
enveloppés des ténèbres du tombeau,
vivifie notre espérance et redis-nous
qu’il n’y a plus de mort pour ceux qui vivent avec toi et pour toi.
Amen.

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vendredi, 10 avril 2009

Cantique de la Vierge au pied de la Croix

Cantique de la Vierge au pied de la Croix

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Je ne pensais pas mon Enfant, Te voir un jour en tel état
Jamais je ne l'aurais cru,
Même quand je voyais ces impies furieux
Tendre vers toi leurs mains perfides.


Leurs enfants ont encore à la bouche
Le cri : « Hosanna! Sois béni ! »
Les palmes du chemin disent encore à tous
Les transports dont ces forcenés t'acclamaient.


Pourquoi donc ce revirement ?
Oh ! il faut que je le sache !
Comment peut-il se faire qu'ils fixent. à la croix
Mon Fils et mon Dieu

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Romanos le Mélode

(Une Minute avec Marie)

Montage nicole

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dimanche, 05 avril 2009

A TOI QUI ES VENU CHERCHER UN RAMEAU

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Tu es venu aujourd’hui
pour chercher un rameau de buis.


Tu souhaites qu’il soit béni.


Si tu es venu chercher un porte-bonheur,
tu risques d’être déçu.


Dieu, en effet, veut notre bonheur,
mais il nous invite à le bâtir de nos mains.


Mais si tu crois que vivre c’est aimer,
même si la vie ne t’a pas fait de cadeaux,
si tu penses que la justice,
le respect de l’homme et la solidarité
sont des valeurs qu’il faut faire progresser,
si déjà tu essaies de regarder
ce qui se passe autour de toi,
si tu dis bonjour à ton voisin même s’il ne répond pas,
si tu essaies de vivre debout
et si tu agis pour que tout homme soit respecté
au travail, dans le quartier ou ailleurs...


alors prends ce rameau de bon coeur
et garde-le chez toi.


Il te rappellera que la vie est plus forte que la mort,
comme nous l’a prouvé Jésus,
que son message d’amour est à vivre
à tous les instants de notre existence.

 

Ce rameau ne sera pas un porte-bonheur,
mais le signe du bonheur que tu t’engages à construire
pour toi et pour les autres avec l’aide de Dieu.

Auteur inconnu

 

 

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Voici que ton Roi vient à toi....

Diaporama réalisé par
les Moniales de l'Abbaye
Ste Marie des Deux-Montagnes

publié avec l'autorisation de Sr Louise

 

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    «Voici que ton Roi vient à toi...».

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«Voici que ton Roi vient à toi...».
 
 Jésus vient aujourd'hui à nous comme notre roi.
 
Il est plus que le Maître instruisant ses disciples.
 
Il réclame de nous que nous acceptions en toutes choses sa volonté
et que nous renoncions à nos désirs propres.
 
Il vient à nous pour prendre solennellement possession de notre âme,
pour être intronisé dans notre coeur.
  
    «A toi...».

C'est non seulement vers l'humanité en général aue Jésus vient.

Il vient vers chacun de nous en particulier.

 «Ton Roi...».

Jésus veut être mon roi.

Il est le roi de chacun de nous dans un sens unique,

entièrement personnel et exceptionnel.

Il demande une adhésion, une obéissance intérieures et intimes.

 

     La foule criait :

«Hosanna, Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur».

Si je suis capable de prononcer cette phrase en toute sincérité

et en toute soumission,

si elle exprime un élan de tout mon être vers le Roi que désormais j'accepte,

je me suis, à cette seconde même,

détourné de mes péchés et j'ai reçu en moi Jésus Christ.

 

 Qu'il soit donc bienvenu et béni, celui qui vient à moi .

 

Texte extrait du livre "L'an de grâce du Seigneur" du Père Lev Gillet
("Un moine de l'Eglise d'orient") aux éditions du Cerf
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Montage nicole

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vendredi, 27 mars 2009

Le soir, je relis avec le Seigneur

 
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Le soir, je relis, avec le Seigneur, ma journée,

laissant remonter dans ma mémoire

l'un ou l'autre événement heureux,

je commence par rendre grâces :

non pas d'abord ce que j'ai fait pour Lui,

mais ce qu'Il a fait pour moi.

Dans sa grâce, j'ai pu me rapprocher de telle personne,

tenir bon dans un moment difficile,

mieux prier, être plus patient...

Merci, Seigneur, pour le souffle de ton Esprit

que je discerne dans mes démarches de ce jour.

Peut-être n'ai-je pas bien répondu à ton Amour.

Pardon pour cette rancune entretenue,

pour ce mot blessant,

cet activissime sans frein,

cette tristesse qui m'enferme....

Sous ton Regard,

je repère mes peurs et mes replis.

Apaise en moi les discordances,

les flots inquiets,

les tourbillons de vanité !

Rends-moi la joie d'être sauvé !

Renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit,

en accueillant ton Pardon, Seigneur,

je retrouve la confiance,

des chemins s'ouvrent,

un avenir tout neuf m'est rendu.

Donne-moi, Seigneur,

ta Lumière et ta Force pour demain.

Donne-moi le sens de ta Volonté

et la capacité de l'accomplir entièrement

dans les circonstances de ma vie.

Claude Flipo, sj

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dimanche, 22 mars 2009

Seigneur et Maître de ma vie....

 


 
 Seigneur et Maître de ma vie,
ne m'abandonne pas à l'esprit
de paresse, de découragement,
de domination et de vain bavardage !

 
Mais fais-moi la grâce, à moi ton serviteur,
de l'esprit de chasteté,
d'humilité, de patience et de charité.

 

Oui, Seigneur-Roi
Accorde-moi de voir mes faute
et de ne pas condamner mon frêre,
ô Toi qui es béni dans les siècles des siècles.

 Amen

St Ephrem Le Syrien

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Devant nos yeux


Homélie pour le dimanche 22 mars 2009
Année B - 4ème dimanche de Carême.
2Ch 36,14...23 - Ep 2,4-10 - Jn 3,14-21.

Regarder devant soi.

Dans la vie ordinaire, lorsque l’on marche, il faut regarder devant soi. Sinon, nous risquons de finir dans le fossé, ou d’embrasser un réverbère. Dans la vie chrétienne aussi, lorsque nous avançons, nous devons regarder devant nous. Et regarder devant nous, c’est regarder le Christ qui a marché en avant de nous. Nous avançons dans la vie chrétienne en ayant le regard fixé sur le Christ. C’est de cela dont il est question dans l’Evangile de ce jour. Jésus a été élevé de terre et cloué sur la croix, et nos yeux peuvent ainsi se fixer sur lui.

Que voyons-nous?

Que voyons-nous alors ? Nous voyons Celui qui est amour donner sa vie par amour pour nous. Nous voyons celui à qui nous pouvons attacher notre vie sans crainte de la perdre, car il n’a pas craint d’attacher la sienne à la croix pour nous. Nous voyons celui sur qui nos yeux peuvent se fixer sans crainte de devenir aveugle, car il n’a pas craint de déchirer et de dénoncer les ténèbres du mal et du péché et du haut de la croix, il est une lumière qui brille sur le monde.

Le regard fixé sur le Christ Jésus.

Durant sa vie terrestre, le disciple du Christ marche les yeux fixés sur le Christ. Nous sommes en Carême, et ce temps particulier nous rappelle plus fortement encore cette vérité première de la foi chrétienne : notre foi, c’est le Christ et le Christ mort et ressuscité pour nous. Notre vie chrétienne, c’est le Christ venu dans notre chair et qui vient maintenant dans la chair de notre existence de chaque jour. Fixez donc vos regard sur le Christ et marcher plein de confiance. Malgré les embûches du chemin, malgré les gouffres qui le bordent parfois marchez sans crainte si vous marchez les yeux fixés sur le Christ.

D'abord la Croix.

Cela veut dire d’abord d’avoir souvent devant les yeux la croix de Jésus. Nous la portons autour du coup ; nous la plaçons sur les murs de nos maisons ; nos ancêtres les ont plantées à la croisée des chemins. A chaque fois que votre regard croise un de ces symboles de l’Amour du Christ souvenez vous qu’il a donné sa vie pour vous et rendez grâce.

Puis Sa Parole.

Cela veut dire encore d’ouvrir souvent les yeux sur la Parole de Dieu qui tout entière nous parle du Christ depuis la première page de la Genèse jusqu’aux derniers mots de l’Apocalypse. Elle révèle à nos yeux le Christ vivant marchant sur les chemins des hommes et dont le passage fut préparé de bien des manières durant les siècles qui précédèrent sa naissance dans la chair. En répondant à cette révélation, l’homme croyant a peu à peu découvert l’amour brûlant qui devait être manifesté une fois pour toute par le Christ élevé de terre et cloué sur la croix. En ouvrant les pages de la Bible, en la laissant parler à votre cœur que l’amour de Dieu en Christ vous soit révélé peu à peu.

Et le frère.

Cela veut dire encore de reconnaître le passage de Jésus auprès de vous dans la personne du frère ou de la sœur qui croise votre route. Il est celui qui offre son amour ou partage son pain, comme il est celui qui mendie le pain ou la main tendue. Il s’est fait homme, et vous croiserez son regard, alors que vous ne l’attendez pas, dans le regard d’un de vos frères humains. Vous ne risquez pas de quitter le Christ des yeux si durant votre existence, vous marchez en ayant au cœur et dans les mains, le désir de servir le prochain.

Et Ses gestes.

Marcher les yeux fixé sur le Christ, cela veut dire encore reconnaître les gestes d’amour du Christ dans les gestes d’amour de l’Église que sont les sacrements. Les yeux fixés sur le Saint-Sacrement, vous reconnaissez la chair du Fils de l’Homme livré pour vous. Les yeux fixés sur l’Eucharistie, vous reconnaissez le corps du Christ venu si prêt et dans un tel contact d’amour que vous pouvez le toucher, l’embrasser, et le recevoir en vous. Et dans les gestes du prêtre, vous reconnaîtrez le Christ et vos yeux, fixés sur les gestes du prêtre découvriront les gestes du Christ. Gestes du baptême par lequel Jésus nous ouvre son chemin ; geste du pardon, par lequel Jésus ne cesse de nous relever sur le chemin, geste de la consécration, par lequel Jésus se donne en nourriture sur le chemin.

Ainsi, marcher les yeux fixés sur le Christ n’est pas une figure de style, mais le style de la figure du Christ qu’est le disciple. Au point qu’en ne cessant de regarder le Christ Jésus vous finirez par ressembler à Jésus et que d’autres, vous regardant, découvriront Jésus Christ au devant d’eux.

Amen.

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jeudi, 26 février 2009

Attention !

Attention chien méchant.
Attention travaux.
Attention chute de pierres.
Attention route glissante.

 

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 Partout, des appels à l'attention.

Mais où sont les appels à l'attention
que nous devons aux autres :
les appels à la délicatesse,
les appels au respect,
les appels au partage ?

Je suis distrait, Seigneur.
Comment pourrais-je les entendre, ces appels,
quand je suis préoccupé par ma santé,
enfermé dans mes rêves,
épuisé par mon travail,
fasciné par la télévision…
Pardon, Seigneur.

Et tes appels, Seigneur, les tiens,
les petits signes que Tu m'adresses
à travers les gens proches ou lointains,
les grands signes que Tu m'adresses,
à travers l'exemple des saints,
à travers les messages de ton Evangile,
à travers les invitations à la prière,
tous ces appels ne rencontrent souvent
que mon indifférence…
Pardon, Seigneur.

Apprends-moi, je t'en prie,
à être attentif
à toutes les attentes,
à toutes les souffrances,
à toutes les espérances.

Apprends-moi aussi
à déceler tout ce qui est bien
derrière ce qui est mal,
tout ce qui se cherche
derrière tout ce qui semble acquis,
tout ce qui est neuf
derrière tout ce qui est vieux,
tout ce qui bourgeonne
derrière tout ce qui se fane,
tout ce qui vit
derrière tout ce qui meurt.

Montre-moi, Seigneur,
l'enfant sous le vieillard,
la plage sous les pavés,
le soleil sous les nuages,
et toutes les soifs cachées :
la soif de pureté,
la soif de vérité,
la soif d'amour,
la soif de Toi, Seigneur.

Affine mon regard,
réveille ma capacité d'amour,
ouvre grand mon cœur,
aiguise mon attention,
développe mes attentions,
tourne-moi vers les autres,
tourne-moi vers Toi, Seigneur.

 
Amen.  

_____________________

photo appartenant à un ami,  Pierre

diffusée avec son autorisation

 

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mercredi, 25 février 2009

Change nos coeurs, apprends-nous à aimer

Je suis semblable aux cendres, Seigneur,
à ces poussières grises et mortes,
lorsque s’ouvre la jalousie
qui refroidit mon amitié,
lorsque j’autorise la bouderie
à écarter le sourire de mes lèvres.
Lorsque je permets à l’égoïsme
de gonfler en moi
et de remplir toute la place en mon cœur
jusqu’à empêcher de penser aux autres,
lorsque je T’oublie, Seigneur, et que je laisse s’éteindre
ma confiance en Toi !

Je ne suis pas uniquement
cendres, Seigneur !
sous mes cendres, Tu le sais,
Toi qui me connais, dorment des braises
attendant d’être ranimées.

Seigneur, allume mes braises
pour qu’à nouveau brûle, vive et joyeuse,
la flamme de mon amour pour Toi
et pour mon prochain !

Charles Singer

 


 

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Saint Carême !


 
Entrer en Carême,
c’est ouvrir sa porte
et réapprendre à bouger, à se déplacer, à vivre.
C’est refuser de rester figé dans ses positions,
ses dogmes ou ses certitudes absolues.

Entrer en Carême,
c’est aussi changer de cap.
Mettre le cap sur Dieu en se laissant déranger
par les coutumes des autres, leurs idées,
leurs habitudes, leurs langues.
Se laisser surprendre par la musique de l’autre,
qui dit un autre rythme, un autre temps,
une autre chanson.

Entrer en Carême,
c’est aussi se mettre à l’écoute
de la Parole, celle qui, au milieu des bavardages,
nous touche au cœur et nous arrache
non une larme, un billet de banque, un chèque,
mais un geste de pardon, d’amour ou de paix.

Entrer en Carême,
c’est se mettre à l’écoute
de la réussite de Dieu, celle qui accepte la blessure,
celle qui ne profite pas de l’échec du faible,
celle qui n’exploite pas la naïveté
ou la sueur du faible.
 
Entrer en Carême
c’est se mettre à l’écoute de l’amour de Dieu.
Pas un amour maquignon qui ne tient compte
que du tour de taille, de la beauté des yeux
ou du regard.

Un amour qui vous apprend à lire autrement,
à parler, à partager, à se rencontrer autrement.

 
Robert Ribert

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