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samedi, 29 janvier 2011

Si tu venais, mon Dieu !

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Au creux de mes mains, Seigneur,
J'ai allumé une lampe, humble et vacillante.
Elle brûle à la merci des coups de vents,
Des coups de froid, mais elle tient !

Je la tiens dans mes mains tremblantes.
Je la sais fragile.
Car toute flamme est fragile,
Comme celui ou celle qui la porte.
Fragile comme la flamme de nos résolutions,
Celles de nos promesses et de nos fidélités
Qui s'usent aux meules du quotidien.

Mon Dieu, tu fais de moi un veilleur
Qui trace, dans l'obscurité de l'attente,
Un chemin de lumière qui serpente
Comme une espérance en marche.

Si tu savais, mon Dieu, combien je t'attends.
Mes yeux s'usent à regarder le ciel
Et s'égarent parfois en quête d'horizon.
Mais je sais que toi aussi, aux frontières de l'autre,
Tu te tiens, et tu attends.

Toi aussi tu te mets en route,
Car toute rencontre est une marche
A la rencontre l'un de l'autre.
Si tu venais, mon Dieu !

Robert Riber

 

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jeudi, 27 janvier 2011

Attends jusqu'à demain

 

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vendredi, 14 janvier 2011

suis-je stérile ?

Suis-je stérile ?

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Je me suis installé dans ma médiocrité.
Elle ne me gêne même plus !
Je m'y suis habitué,
comme on finit par s'habituer
à un vieux vêtement
ou à un voisin désagréable !

Voilà tant d'années
que mon existence est stérile !
Tant d'années
où je n'ai vécu que pour moi !
Voilà tant d'années. Seigneur,
que tu attends, vainement, de moi,
quelques fruits !

J'épuise ma propre vie,
j'épuise ma famille,
j'épuise ma communauté,
j'épuise mes amis,
j'épuise tout le monde,
je suis un homme,  épuisant !
Ma misère est indécrottable !

Seigneur, ai-je fini par te lasser, toi aussi ?
Pourquoi m'abandonnes-tu
dans ce triste ennui qui me déprime ?
Suis-je déjà devenu si sec
que je ne suis plus bon
qu'à être jeté au feu ?

Oui, Seigneur, je le reconnais :
je suis épuisant.
Mais on dit que ta bonté
n'est jamais épuisée,
que ta patience ne s'épuise jamais,
que ta grâce est inépuisable !

Tu le sais, je suis tombé trop bas
pour être capable de me relever tout seul.
Seigneur, envoie-moi un frère, une sœur,
qui tu voudras...
quelqu'un
qui prendra le temps de m'aimer,
de bêcher patiemment,
tout autour de mon cœur desséché,
afin que, depuis l'extrémité des racines
jusqu'aux branches mortes,
coule à nouveau, en tout mon être,
la sève de ta Vie

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mercredi, 12 janvier 2011

ste Marguerite Bourgeois

Sainte Marguerite Bourgeois

Fondatrice de la Congrégation Notre-Dame de Montréal

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(1620-1700)
 


Marguerite Bourgeois naît à Troyes, en France,
le Vendredi Saint, 17 avril 1620.
 
Elle fut préparée longuement par des voies toutes providentielles à sa mission future.
 
A vingt ans, lors d'une procession, la Sainte Vierge la regarda et lui sourit. Dès lors, Marguerite renonça aux parures et aux amusements de son âge et entra dans la Société des Enfants de Marie dont elle devint la présidente.

Dix ans plus tard, le jour de l'Assomption,
Jésus-Enfant, (âgé de trois ans,) lui apparaît dans l'Hostie de l'ostensoir.
Il embrase son coeur des flammes de la divine charité, lui inspire un souverain mépris pour tous les biens terrestres et lui communique une immense soif des âmes.

En 1653, Marguerite Bourgeois s'embarque pour le Canada
à trente-trois ans.
La Vierge lui dit: "Va, Je ne t'abandonnerai pas."
 
Quatre années s'écoulent avant qu'il lui soit possible de se vouer à l'éducation chrétienne des enfants.
En attendant, sa charité s'étend à tous: elle visite et sert les malades, ensevelit les morts, console les affligés, catéchise les colons.

Dorénavant, sa tâche consistera à former et diriger une communauté religieuse enseignante non cloîtrée.
 
En 1658, elle jette les bases de son institut en ouvrant la première école de Ville-Marie dans une étable
cédée par Monsieur de Maisonneuve.
Elle s'adjoint des compagnes, qu'elle initie à son oeuvre.
 
De là surgissent les "petites écoles"disséminées sur les côtes
de la Nouvelle-France.

L'oeuvre sociale de Mère Bourgeois n'est pas moins admirable que son oeuvre d'éducation.
Son dévouement la met au service des jeunes ménages d'alors.
 
Elle héberge chez elle les Filles du Roi, les guide et les dirige, inculquant en elles les sérieux devoirs de l'épouse et de la mère. Elle demeurera la conseillère de ces jeunes femmes auprès de qui elles chercheront toujours réconfort et encouragement pour la pratique des vertus.

L'ingéniosité de Marguerite Bourgeois se révèle dans des créations de toutes sortes: ouvroir pour les jeunes filles et les épouses, école normale pour la formation de ses compagnes dans l'éducation, oeuvre des Tabernacles qu'elle fonde avec la recluse Jeanne Leber, congrégation pour jeunes filles.

Après quarante-sept ans de travaux bénis du Ciel et de la Sainte Vierge, Marguerite Bourgeois s'éteint à quatre-vingts ans,
avec la réputation d'une âme éminente en sainteté.
 
Le 12 novembre 1950, dans une cérémonie solennelle à Saint-Pierre de Rome, Pie XII la déclarait bienheureuse.
 
  Elle fut canonisée en 1982 par Jean-Paul II.
______________________

Marguerite Bourgeois par une religieuse de la Congrégation Notre-Dame.
 (Résumé de); Collection "Ville-Marie" no: 8, éd. 17 avril 1941.
montage: Nicole

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mardi, 04 janvier 2011

Jésus, où crèches-tu ?

Jésus, où crèches-tu ?

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Je suis sur la paille
Abandonnée par les nantis

Je suis sur la paille du clochard
Au visage sale et mangé par la barbe
Dormant dans le hall d’une gare

Je suis sur la paille de l’enfant pauvre
Mis à l’écart parce qu’il sent
N’ayant pour prénom que son nom

Je suis sur la paille du chômeur
Enfermé dans sa solitude
Survivant avec le R M I

Je suis sur la paille du jeune
Déjà exclu du système scolaire
Cassant les vitrines des magasins

Je suis sur la paille de l’agriculteur
Acculé à la violence
Exprimant ainsi son désespoir

Je suis sur la paille du malade
Ecrasé de douleur
Attendant un geste de tendresse

Je suis sur la paille de tous les oubliés
Les cachés, les mal-aimés, les marginalisés
Les esclaves, les otages, les étrangers...

Je suis sur la paille de ceux qui crient
Et de ceux qui se taisent
Mais dont le silence hurle...

Un jour, il est déjà commencé
Avec eux, je ramasserai cette paille
Et j’en ferai un grand feu de joie
Dans ma nouvelle demeure
Ensemble, nous crécherons dans mon Royaume

Si tu veux, viens avec moi
Ramasser la paille.

Jean Marie Bossard, prêtre.

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