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jeudi, 03 mai 2012

une si petite douceur

  

Si vous essayez de me prendre,
vous resterez les mains vides,
si vous pensez m'apprivoiser,
vous allez vous décourager.
Je ne ressemble à rien,
on me tricote à l'envers,
Je fuis les mondanités et les mots bétonnés.
J'arrive quand les autres partent,
J'ai pour maison le sable de l'instant.

Mais si l'accueil sonne juste,
je m'attarde volontiers.
J'ai besoin de trois fois rien,
une chaise de paille dans un coin.
Je n'entre pas chez ceux qui sont repus,
je viens chez les petits
Qui ont pour pain la faim
Et le désenchantement.

Je prends l'escalier de service,
j'arrive dans leurs disputes et leur désordre,
Je me glisse dans les draps de leur vie
Et les surprends
Comme une douceur, une si petite douceur.

Je caresse leurs cheveux,
ils respirent sous le souffle de ma main
Et le ciel est plus large,
et la terre plus chaude.

Sans comprendre ils se lèvent
au milieu des décombres,
Ils ramassent leurs larmes une à une,
Aucune ne doit se perdre.
Nous les plantons au bord de la fenêtre
Chacune a son histoire, son terroir.
Et de les savoir là, ils sont plus légers.
Ce n'est pas que tout soit clair,
Mais leurs yeux sont lavés, demain peut s'envisager,
Et moi les laisser.
Car beaucoup d'autres guettent mon passage,
Je suis de tous les voyages.
On me reconnaît au battement d'aile
qui effleure les visages,
A la trace du désir
qui soudain déplie le cœur.
De toujours à toujours nouée à l'invisible travail
D'ensemencer le monde et de grandir les êtres,

J'ai nom
"Espérance" !
Pasteur  Francine Carillo
__________________
image trouvée sur le net
 

13:05 Publié dans PRIERES | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : foi, prière | |  Facebook

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